« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Mt 17, 5
Cette voix adressée depuis la nuée mystérieuse nous dit :
« Ecoutez donc, vous trouverez votre joie en mon Fils bien aimé ».
Que pouvons-nous dire de la joie, comme expérience humaine et comme expérience spirituelle ?
Je pars ce matin avec cette question et vous partage quelques notes tirées d’un article : « Aujourd’hui la joie », d’Agata Zielinski (philosophe et religieuse) .
« À la différence du bonheur souhaité, la joie est moins un but qu’un effet, dont la cause nous échappe toujours en partie : effet d’un événement, d’une rencontre, effet du réel. Nous rêvons le bonheur ; la joie, elle, nous l’éprouvons »
« La joie survient comme un don. Elle nous « arrive » malgré nous, causée par autre chose que notre simple volonté…. Nous nous trouvons étonné que « cela » nous soit donné, que cela de la vie qui nous arrive soit un bien pour nous, sans que nous l’ayons demandé, encore moins mérité. »
« La joie survient dans l’adéquation profonde du sujet à ce qui lui est donné tout en le déplaçant. …La surprise dans la joie est prise de connaissance de mon désir le plus profond, et consentement à ce désir jusque dans ce qu’il peut avoir de bouleversant. Je ne suis pas maître de ce qui m’arrive et en même temps, la joie sollicite ma liberté »
« Accueillir et consentir à ce qui est cause de joie, c’est m’engager à demeurer là où je pourrai aimer davantage et rendre le monde plus vivable. Joie « créatrice » selon Bergson. Ce que j’ai reçu dans l’instant de la joie, je le choisi comme style de vie. »
LM
