Le diable, l’adversaire, celui qui divise – qui fait exploser le lent travail intérieur d’unification, celui qui tord le chemin – la vérité – la vie. Peut-être pas une entité, une force d’ombre, nos ténèbres.
L’homélie que j’ai écoutée hier m’a éclairée et poussée à écrire.
Jésus est parti au désert approcher cette réalité-là de fils de Dieu qu’il a entendu lors de son baptême : l’approcher et l’assumer.
Celui que nous appelons le diable a toute finesse et toute compréhension du cheminement de cet homme au désert depuis 40 jours.
Que vise-t-il ? Le détourner de son accomplissement.
Le diable commence tout simplement par la faim de pain. Il comprend la décision de Jésus : il l’accepte. Il comprend le bien pour lequel Jésus opte : vivre de la parole qui sort de la bouche de Dieu. Vivre en fils de Dieu.
Alors il poursuit la tentative de déconstruction, de fissuration, en utilisant les textes religieux. Il écoute la réponse de Jésus et, à nouveau, il comprend le bien pour lequel Jésus opte : vivre en fils de Dieu, sans se donner à lui même le pouvoir d’être Dieu.
Alors il poursuit et en quelque sorte se dévoile : » Adore-moi, idolâtre-moi, perds-toi en moi pour devenir tout puissant, sans limites ! « .
Jésus nomme cette force de division intérieure qui sème confusion et tristesse funèbre : « Arrière, Satan ! ».
A ce moment du combat, Jésus continue à choisir de vivre en fils de Dieu.
Le diable le quitta.
Jésus fut enveloppé de douceur et de lumière. » Il peut prononcer : « Père, me voici ! » Il n’est pas seul.
Geneviève
