« Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : ‘Tu es mon Fils bien-aimé ; en Toi je trouve ma joie’ » (Mc 1, 7-11).
« En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme » (Jn 1, 51).
En lisant ces textes m’est revenu en mémoire le titre d’un livre lu il y a très longtemps, Les cieux ouverts – chronique de la Mission ouvrière Saints Pierre et Paul de Jacques Loew avec l’évocation d’Etienne : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Ac 8, 55).
Avec Jésus est arrivé enfin ce que le prophète Isaïe demandait : « Ah ! Si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! » (Is 63, 19).
Dieu est du côté de l’Ouvert… et le tombeau n’a pas gardé son Fils bien-aimé, la pierre a été roulée, la vie nous a été donnée.
Et le ciel s’ouvrira encore le jour de la Pentecôte lorsque l’Esprit-Saint descendra sur ceux qui étaient réunis avec les Apôtres (Ac 2, 1-4).
Dieu est bien du côté de l’Ouvert et sa joie en son Fils bien-aimé et, par Lui en chacun de nous, est comme une trouée dans nos vies, une lumière dans l’obscurité, une pierre qui se roule.
Et le ciel s’ouvre pour nous chaque fois que nous nous tenons de ce côté-là, de l’Ouvert,
- Chaque fois que nous ne laissons pas la rumination, la rancœur, le ressentiment – jalousie, envie, colère – nous replier sur nous-mêmes ;
- Chaque fois que nous gardons ouvert ou réouvrons le dialogue avec celles et ceux que nous rencontrons ;
- Chaque fois que nous sommes dans la joie d’une rencontre, dans l’hospitalité offerte à celui/Celui qui vient ;
- Chaque fois que nous sommes dans l’émerveillement, dans l’admiration, dans la générosité ;
- Chaque fois que nous ouvrons des chemins de vie…
Que cette année 2021 soit pour chacun et pour nous tous sous le signe de l’ouverture !
Marie

