J’avais initialement prévu pour aujourd’hui le chemin du Lignon au Refuge de Moëde Anterne : du dénivelé, un lac alpin, un passage de col… Un chemin pour grands jours de forme et de beau temps.
Mais un mal de dos comme il y a longtemps que je n’avais pas eu m’a fait annuler.
J’ai passé la matinée assise, en limitant les déplacements et, cet après-midi, je suis sortie tenter la marche à plat avec les bâtons. L’exercice s’est avéré concluant,
« Il y a un chemin pour chaque possible » : cette phrase s’est invitée en compagne de route.
Ce jour, ça a été le plat chemin, le long du Giffre. J’ai marché le cœur en joie, en accueillant le possible de ce chemin.
Et puis, cette phrase m’a fait cheminer vers une écoute plus intérieure.
« Il y a un Chemin pour chaque possible »
CROIRE qu’il y a un Chemin pour chaque possible, c’est mon espérance. La foi en Christ m’y conduit. Et tant qu’il y a de la vie, il y a du possible.
Jésus-Christ s’est fait CHEMIN, d’abord pour les tout-petits, pour les pauvres et les humiliés, pour les pécheurs que nous sommes tous.
CHERCHER le Chemin à partir de mon possible, c’est déjà une façon de me tenir « en marche ».
Je réaccueille cette parole d’Espérance quand la perception de mon possible me tient « à l’arrêt ».
L’enjeu : retrouver le Chemin de Vie, le Chemin du don de soi, à partir de mes possibles. Et confier à la grâce de Dieu, selon son bon vouloir, le soin de les élargir ou de les élaguer, chemin faisant.
Quel sera le possible de demain ? Je ne saurais le dire ! Il y a aura à inventer le jour de demain avec le possible qui sera donné.
C’est une bonne et suffisante perspective !
Laure
