Nous avons traversé déjà un Samedi de vide. Temps du doute et de la mort. Deuil des êtres, des choses, du passé. Immobilisé(e)s par l’amertume, le ressentiment, le poids de la culpabilité, le découragement, le sentiment d’absurde, la lourdeur de notre humanité.
Combien ce temps a-t-il duré ?
Quelques heures, quelques jours ?
Des mois, voire des années pour celles et ceux qui ont traversé les plus lourdes épreuves.
Mais l’histoire, notre histoire, ne s’arrête pas à ce samedi.
La mort n’aura pas le dernier mot. Nous serons ressuscité(e)s.
Lorsque nous entendrons une parole de vie à laquelle nous accorderons du crédit, de la foi, alors nous serons ressuscité(e)s.
Lorsque nous cesserons de nous débattre avec la mort et que nous nous abandonnerons entre les mains de la vie, alors nous serons ressuscité(e)s.
Lorsque nous croirons la promesse qui nous est faite, que les textes bibliques charrient et tentent de communiquer, lorsque quelqu’un nous l’aura parlée, quelqu’un ou un ami autour de la table d’un repas partagé, alors nous serons ressuscité(e)s.
Alors, ce sera Dimanche.
Ce sera la vie comme une eau donnée.
La vie aura retrouvé de la saveur, du sens, de la chaleur reçue et donnée.
Alors nous vivrons pour ce à quoi nous avons été appelé(e)s, pour la joie et pour la vie partagée.
L’Evangile nous renvoie à la vie contre toute attente.
Persévérer dans l’être. Vivre pour ce à quoi nous sommes appelés, pour la joie pascale, pour la vie partagée.
Le Christ continue d’être avec nous tous les jours, dans notre quotidien.
Christ est vivant !
Belle lumière pascale.
Geneviève
