Comme il m’est donné de l’habiter au jour le jour. Comme je peux et le mieux possible.
Habiter le chemin, demeurer en présence, persévérer dans l’effort et accueillir les cailloux qui parsèment ce chemin inattendu.
J’apprends le verbe
La parole qui apaise, ouvre, structure, permet la compréhension du monde qui nous entoure.
Il se fait tard, on entre à l’auberge
Et Jésus est là sur la route avec nous. Il nous ouvre les Ecritures, met des mots sur ce que nous vivons.
« Notre cœur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Ecritures ? »
Jésus brûle mon cœur par cette vie qu’il dépose en nous pour habiter le chemin.
Face à mes impuissances…
- Comment lutter contre toute forme d’exclusion ?
- De me sentir découragée par le chemin encore à faire pour lutter contre le réchauffement climatique
… Je décide d’aller.
Je vais en guetteur sur la brèche où me porte le vent.
Mes sens sont en alerte. Ma bienveillance aussi. Il y a une brèche, une ouverture, une possibilité et le vent me porte.
Ce n’est pas n’importe quel vent. J’ose croire que c’est celui de l’Esprit qui me conduira sur des chemins sûrs.
Je cherche la terre pacifiée où dire Notre Père sans oublier personne.
Pacifier ma terre, mon être, être en lien avec Celui qui me donne la paix. Me présenter devant lui et présenter mes frères et sœurs en humanité.
Oublier personne représente pour moi une grande responsabilité, élargit mon espace, m’empêche de trop me regarder. C’est cela ma priorité.
Et ne pas trop être stressée : j’espère que je n’oublie personne !
Je guette, mais je me rassure, je ne suis pas seule à guetter ! Le vent s’engouffre dans les brèches !
Ca va loin , La vie nous fait aller. Allons !
Laurence, 12 février 2024
